Science-fiction – Caligari http://caligari.fr Fri, 15 Jun 2018 16:07:27 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.4 90213575 The Cloverfield Paradox (2018) de Julius Onah http://caligari.fr/2018/06/15/the-cloverfield-paradox-2018-de-julius-onah/ http://caligari.fr/2018/06/15/the-cloverfield-paradox-2018-de-julius-onah/#respond Fri, 15 Jun 2018 16:07:27 +0000 http://caligari.fr/?p=863 Envoyés dans l’espace pour tester un bidule-truc-chouette censé fournir de l’énergie illimitée à une planète bleue au bord de l’extinction des feux, une équipe d’astronautes se retrouvent coincés dans une dimension parallèle à la leur et particulièrement retorse au demeurant. Malgré les efforts du destin pour les bousiller les uns après les autres, nos héros […]

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Envoyés dans l’espace pour tester un bidule-truc-chouette censé fournir de l’énergie illimitée à une planète bleue au bord de l’extinction des feux, une équipe d’astronautes se retrouvent coincés dans une dimension parallèle à la leur et particulièrement retorse au demeurant. Malgré les efforts du destin pour les bousiller les uns après les autres, nos héros vont tout faire pour rejoindre leur univers, ignorant que d’étranges catastrophes mettent la Terre à feu et à sang.

J’aime énormément Cloverfied et j’avais adoré 10 Cloverfield Lane, j’avais donc hâte de voir le troisième volet de la série Cloverfield. Une série qui a tout de même le courage de se composer de trois films qui n’ont, dans le fond, pas grand-chose à voir les uns avec les autres : found-footage pour le premier, huis-clos post-apocalyptique pour le second et science-fiction pur jus pour le troisième… Les trois films pourraient parfaitement être indépendants les uns des autres, si ce n’est les méchants monstres que l’on retrouve dans chacun.

Et c’est un peu là justement que le bât blesse pour ce qui concerne The Cloverfield Paradox. Alors que les trois quarts du film se situent dans l’espace et nous racontent une histoire déjantée de dimensions parallèles, avec son équipage classique d’astronautes-fonction pour bien remplir toutes les cases du film de SF réglementaire, il reste un petit quart consacré à ce qu’il se passe sur Terre. Le feu, la destruction et tout le tralala. OK. Mais en fait, on ne voit pas trop l’intérêt de ces scènes. Et la conclusion du film, censée faire le lien, n’y change rien.

Autant la fin de 10 Cloverfield Lane était inattendue, parce que l’on n’avait pas encore saisi que la similarité des titres n’est pas une coïncidence et qu’il s’inscrivait dans l’univers de Cloverfield, autant The Cloverfield Paradox donne l’impression d’un scénario recyclé pour coller à la franchise. Un peu comme ces jeux vidéos 8 bits lambda où les programmeurs se contentaient de changer trois sprites pour en faire une adaptation de Robocop ou Predator. The Cloverfield Paradox aurait pu se suffire à lui-même, s’appeler The Paradox et basta. Il aurait gagné en cohérence.

À part cela, le film se défend, en particulier grâce aux péripéties qu’il met en scène à l’occasion de son argument de départ. En-dehors des histoires de réalité parallèle, il ne brille toutefois pas par son originalité. La réalisation ne manque pas d’inspiration, mais ses personnages comme ses dialogues rappellent les films de SF tels qu’on se les représente depuis Alien. Rien de mauvais, mais rien de profondément original non plus. Et si c’est sympa de regarder des films qui suivent les canons d’un genre qu’on aime, on peut attendre de temps en temps un petit peu plus de créativité. Certainement pas un mauvais film, les amoureux de la SF apprécieront sans doute, mais je ne peux m’empêcher de rester quelque peu sur ma faim. Ça tombe bien : je suis au régime.

Sur ce, je vous laisse.

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Le Monstre (1955) de Val Guest http://caligari.fr/2018/03/05/monstre-1955-de-val-guest/ http://caligari.fr/2018/03/05/monstre-1955-de-val-guest/#comments Sun, 04 Mar 2018 23:23:45 +0000 http://caligari.fr/?p=840 Lorsque la fusée qu’il a envoyé dans l’espace avec trois astronautes à bord retombe pile en Angleterre, le docteur Bernard Quatermass se dit que tout de même, c’est du bol qu’elle ne soit pas allée se carapater dans les Bahamas. Mais lorsqu’il comprend que le seul survivant de l’équipage est habité par une forme de […]

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Lorsque la fusée qu’il a envoyé dans l’espace avec trois astronautes à bord retombe pile en Angleterre, le docteur Bernard Quatermass se dit que tout de même, c’est du bol qu’elle ne soit pas allée se carapater dans les Bahamas. Mais lorsqu’il comprend que le seul survivant de l’équipage est habité par une forme de vie extraterrestre susceptible de détruire l’humanité toute entière, il se dit probablement en son for intérieur qu’il aurait mieux fait d’étudier la géologie.

Attention, moment d’histoire : The Quatermass Xperiment, sorti en France sous le titre paresseux du Monstre, est tout simplement le premier film de ce qu’il convient d’appeler l’âge d’or de la Hammer. À noter que, taquins, les producteurs ont orthographié Xperiment le mot “experiment” pour mieux faire savoir que le film était réservé à des spectateurs avertis. Ce qui est bon pour les affaires, car un spectateur averti en vaut deux.

Dans le ton, The Quatermass Xperiment est un film de science-fiction de facture assez classique. Un bonhomme habité par une créature de l’espace, on avait déjà vu ça dans La Chose de Howard Hawks. Mais là où la Hammer montre les crocs en même temps que sa différence, c’est en s’autorisant des plans brefs mais rapprochés sur les corps défigurés des victimes du monstre. Rien de choquant aujourd’hui, mais pour l’époque cela faisait frissonner dans les cup of tea.

 

Shocking !

 

Mais l’on retrouve, du moins est-ce ma dilettante opinion, une autre caractéristique de la Hammer dans ce film : l’attention portée aux personnages. À commencer par la titre du film, qui porte le nom du savant plus ou moins fou, passionné de conquête spatiale. Sa personnalité et sa psychologie pèsent sur l’ensemble du film sans nécessiter de grande démonstration d’autorité : il est une figure étrange, à mi-chemin entre empathie et ambition, et les dernières secondes du film sont en ce sens très marquantes.

Quant au personnage d’astronaute possédé par une vilaine créature qui l’oblige à absorber l’énergie vitale des gens, des lions et des cactus, toute sa phase de transformation et sa lutte intérieure entre son humanité et l’hôte qui le dévore est assez fascinante. Encore une fois, proche des profils psychologiques qu’aime à exploiter la Hammer. Le film perd même un peu de son intérêt dans sa dernière partie, quand le monstre n’est plus qu’une sorte de sphincter rampant géant qu’on bousille au 220 volts.

 

I’ve just seen a face.

 

Petite anecdote amusante, que j’ai découvert après avoir regardé le film : le film compte au générique une toute jeune Jane Asher, dans une scène qui n’est pas sans rappeler l’un des moments clés du Frankenstein de James Whale. Qui est Jane Asher, me demanderez-vous ? Une actrice britannique, que les amoureux des Beatles connaissent pour avoir été la première petite amie officielle de Paul McCartney jusqu’en 1968. Après il y a eu Linda et une histoire d’amour de plusieurs décennies jusqu’à ce que le cancer les sépare, mais ça, ça n’a rien à voir du tout avec la Hammer.

Bref, The Quatermass Xperiment vaut déjà pour le petit morceau d’Histoire qu’il représente dans la grande épopée du cinéma de genre, et du cinéma tout court. Mais au-delà de ça, on est en face d’un film de SF qui accuse certes son âge, mais demeure à bien des égards très intéressant à regarder. Ni un chef-d’oeuvre, ni un classique, mais une réalisation que les amateurs du genre apprécieront de visionner, au détour d’une fin de week-end.

Sur ce, je vous laisse.

 

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Life : Origine inconnue (2017) de Daniel Espinosa http://caligari.fr/2017/11/26/life-origine-inconnue-2017-de-daniel-espinosa/ http://caligari.fr/2017/11/26/life-origine-inconnue-2017-de-daniel-espinosa/#respond Sat, 25 Nov 2017 23:16:03 +0000 http://caligari.fr/?p=821 Une mission spatiale étudie dans sa navette elle aussi spatiale la toute première forme de vie extraterrestre découverte sur la planète Mars. D’apparence anodine au début, le truc se transforme rapidement en un redoutable prédateur qui prend en chasse les occupants du vaisseau, armé d’une grande intelligence et de tentacules qui auraient de quoi faire […]

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Une mission spatiale étudie dans sa navette elle aussi spatiale la toute première forme de vie extraterrestre découverte sur la planète Mars. D’apparence anodine au début, le truc se transforme rapidement en un redoutable prédateur qui prend en chasse les occupants du vaisseau, armé d’une grande intelligence et de tentacules qui auraient de quoi faire pâlir d’envie tous les amoureux de hentai.

Pour une raison que j’ignore, je pensais que Life était plus un film à résonance philosophique que d’action à proprement parler, un peu dans la ligné de Gravity ou de Interstellar. En tout cas, je m’attendais à tout sauf à une resucée d’Alien, et c’est au final ce que j’ai eu. On pourra dire, au moins, que le film a eu le mérite de me surprendre. Enfin, au début.

Life n’est pas un mauvais film, loin de là : il est bien filmé, bien raconté, bien rythmé et bien interprété. C’est un film bien fait, très bien fait, auquel il ne manque qu’un tout petit zeste d’originalité pour en faire, vraiment, un bon film. Parce qu’il ne faut pas se voiler la face : tout ce qui nous est raconté dans Life nous a déjà été raconté auparavant dans Alien ou dans 2001.

Du coup, on sort du film sans regretter de l’avoir vu, mais avec le sentiment tout de même d’avoir regardé un truc qu’on aura oublié dans quelques mois, tant il n’offre aucune nouveauté à se mettre sous la dent. La seule question qui risque de subsister, c’est pourquoi le titre français rajoute un « Origine inconnue » au titre original, alors qu’il est dit quasiment dans les premières minutes que la « life » en question est d’origine martienne.

Sur ce, je vous laisse.

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La Nuit de la comète (1984) de Thom Eberhardt http://caligari.fr/2017/10/14/la-nuit-de-la-comete-1984-de-thom-eberhardt/ http://caligari.fr/2017/10/14/la-nuit-de-la-comete-1984-de-thom-eberhardt/#respond Sat, 14 Oct 2017 00:30:08 +0000 http://caligari.fr/?p=796 Quand une comète frôle la Terre, il y a plusieurs façons de réagir. Il y a ceux qui s’enferment dans des bunkers en pensant que c’est la fin du monde, ceux qui se réunissent dehors avec des costumes ridicules pour célébrer l’événement, et ceux qui préfèrent passer la nuit à baiser plutôt que de regarder […]

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Quand une comète frôle la Terre, il y a plusieurs façons de réagir. Il y a ceux qui s’enferment dans des bunkers en pensant que c’est la fin du monde, ceux qui se réunissent dehors avec des costumes ridicules pour célébrer l’événement, et ceux qui préfèrent passer la nuit à baiser plutôt que de regarder le spectacle. Et vous savez quoi ? c’est la dernière catégorie qui a le plus de chances de survivre.

La Nuit de la comète, c’est les années 80 qui débordent de partout. Dans les fringues, les coiffures, les musiques, les couleurs, la réalisation, le jeu des acteurs… Impossible de faire plus années 80 que ça, à moins d’inséminer l’utérus d’un clip de Desireless avec les spermatozoïdes d’Émile et les images. Et si cette dernière image vous laisse perplexes, sachez qu’il est deux heures du matin et que je ne réponds plus de rien.

La Nuit de la comète est légèrement confus dans son déroulé. Et ce qui est assez amusant, c’est qu’il suit en raccourci le schéma de la trilogie des morts-vivants de Romero. On commence avec un zombie (profitez-en bien, c’est à peu de choses près le seul que l’on verra de tout le film), puis une scène de fusillade dans un supermarché, pour se conclure dans une base scientifique peuplée de savants plus ou moins fous.

Le souci, c’est que le film s’apparente un peu à une succession de scènes plus ou moins convaincantes, et met du temps à se fixer sur un scénario précis et abouti. Est-ce que cela gâche le film ? En fait non, pas vraiment. Ça lui donne un petit charme à vrai dire, un léger côté nanar qui n’a rien de désagréable.

La Nuit de la comète se regarde un peu comme ça, avec beaucoup de détachement et une certaine tendresse pour cette série B qui a du mal à trouver son sujet comme son ton, oscillant autour de la comédie sans jamais totalement passer le cap du nawak totalement assumé. Son esthétique sitcom servie par une réalisation abrupte a quelque chose d’assez touchante, et c’est un film somme toute plus fouillé (mais pas profond) qu’il n’y paraît au premier abord.

Sur ce, je vous laisse.

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10 Cloverfield Lane (2016) de Dan Trachtenberg http://caligari.fr/2016/10/06/10-cloverfield-lane-2016-de-dan-trachtenberg/ http://caligari.fr/2016/10/06/10-cloverfield-lane-2016-de-dan-trachtenberg/#respond Wed, 05 Oct 2016 22:48:34 +0000 http://caligari.fr/?p=687 Après un accident de voiture, une jeune femme se réveille enchaînée à un mur dans un bunker en compagnie d’un vieux cinglé qui lui explique l’avoir sauvé de l’apocalypse. Le pire étant qu’au final, le vieux cinglé n’est peut-être pas aussi cinglé que ça. Même s’il l’est tout de même un peu, faut pas déconner […]

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Après un accident de voiture, une jeune femme se réveille enchaînée à un mur dans un bunker en compagnie d’un vieux cinglé qui lui explique l’avoir sauvé de l’apocalypse. Le pire étant qu’au final, le vieux cinglé n’est peut-être pas aussi cinglé que ça. Même s’il l’est tout de même un peu, faut pas déconner non plus.

10 Cloverfield Lane est une sacrée baffe, c’est tout ce que j’ai vraiment envie d’en dire. Il passe du huis-clos oppressant au feu d’artifices sans y perdre sa virtuosité, ni son âme. Il est campé par d’excellents acteurs, et tout particulièrement John Goodman qui crève l’écran encore plus que d’habitude, ce que ne me semblait pas possible. Son scénario est rondement ficelé, sa réalisation idoine, bref c’est une baffe.

Allez, des défauts ? Je ne suis pas fana de la musique, un peu trop convenue, mais bon ça c’est une question de goût et ce n’est pas comme si on se la tapait en boucle pendant tout le long comme dans un film hollywoodien des années 50. Sinon on pourrait penser que le personnage de Michelle est abusé, dans le genre warrior ultime combinée à une MacGyver au féminin, mais je me vois mal faire ce procès au film alors que je suis amoureux d’Ellen Ripley depuis les premiers soubresauts de ma puberté…

Non, vraiment, sans déconner, 10 Cloverfield Lane est une baffe. Il démontre son savoir-faire dans la sobriété comme dans la débauche de moyens, pose une ambiance de thriller psychologique sans jamais souffrir de temps mort, et explose dans un fracas assourdissant tout en s’offrant un joli clin d’oeil pervers à Spielberg. Évidemment, si j’en dis trop, je vais spoiler et ce serait dommage. Regardez-le et puis voilà, ça vaudra tous les billets sur tous les blogs ultra-confidentiels du monde.

Sur ce, je vous laisse.

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Moon (2009) de Duncan Jones http://caligari.fr/2016/08/05/moon-2009-de-duncan-jones/ http://caligari.fr/2016/08/05/moon-2009-de-duncan-jones/#respond Thu, 04 Aug 2016 23:59:33 +0000 http://caligari.fr/?p=613 Sam Bell est employé de maintenance pour une compagnie fournissant la Terre en énergie grâce à l’exploitation de minerais lunaires. Sa mission : passer trois ans sur la lune pour surveiller le matériel, avec pour seule compagnie une ordinateur parlant répondant au nom de Gerty. Tout bascule toutefois lorsque Sam, deux semaines avant la fin […]

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Moon

Sam Bell est employé de maintenance pour une compagnie fournissant la Terre en énergie grâce à l’exploitation de minerais lunaires. Sa mission : passer trois ans sur la lune pour surveiller le matériel, avec pour seule compagnie une ordinateur parlant répondant au nom de Gerty. Tout bascule toutefois lorsque Sam, deux semaines avant la fin de son contrat, se retrouve nez à nez avec lui-même…

Au début on se dit que ça va être un film façon 2001, avec un ordinateur nanti de la voix sirupeuse de Kevin Spacey qui n’est pas sans rappeler celle de HAL. Ensuite, on pense se rapprocher d’un scénario dans le genre de L’Échelle de Jacob. Et puis on croit comprendre qu’on se dirige plutôt vers du David Lynch bien barré. Et finalement ce n’est rien de tout ça. C’est surtout très proche d’un A.I. de Spielberg. Plus simple et plus humain.

Moon renverse volontiers les codes du genre : l’ordinateur n’est pas le grand méchant de l’histoire, les protagonistes ne rentrent pas dans le jeu d’une quête spatialo-spirituelle, tout repose au contraire dans la sobriété, dans l’évocation de vies perdues, ou volées, ou qui n’ont simplement jamais appartenu à celui qui pense en être détenteur. En ressort un film mélancolique et émouvant, qui parle d’humanité à travers des clones et des robots. Une vraie beauté.

Sur ce, je vous laisse.

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Dark Star (1974) de John Carpenter http://caligari.fr/2016/07/22/dark-star-1974-de-john-carpenter/ http://caligari.fr/2016/07/22/dark-star-1974-de-john-carpenter/#respond Thu, 21 Jul 2016 22:54:39 +0000 http://caligari.fr/?p=553 L’équipe du Dark Star, deux acolytes puérils, un commandant nostalgique et une vigie qui vit en ermite, mènent des aventures aussi dramatiques qu’hilarantes au cours d’une mission indéterminée à plusieurs centaines d’années-lumières de la Terre. Le premier film de John Carpenter, rien que ça. Deux ans avant Assaut, quatre avant Halloween. Et déjà, un talent […]

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Dark Star

L’équipe du Dark Star, deux acolytes puérils, un commandant nostalgique et une vigie qui vit en ermite, mènent des aventures aussi dramatiques qu’hilarantes au cours d’une mission indéterminée à plusieurs centaines d’années-lumières de la Terre.

Le premier film de John Carpenter, rien que ça. Deux ans avant Assaut, quatre avant Halloween. Et déjà, un talent de composition des plans, des pistes de musique électroniques aussi sobres qu’efficaces, un don pour la mise en scène et un sens aiguisé du montage. Bref, tout le génie du réalisateur est là, sous-jacent dans Dark Star. On sent qu’il ne demande qu’à éclore.

Maintenant, on ne va pas se raconter des fadaises. Dark Star souffre atrocement de ses effets spéciaux bas de gamme. Ce n’est pas que je sois un fanatique inconditionnel des gros trucages clinquants, mais il y a un juste milieu entre Jurassic Park et Turkish Star Wars et, malheureusement, Dark Star penche clairement du côté des nanars repoussants dans ce domaine.

Par moments, cela bouffe un peu le reste et massacre le quatrième mur à coups de tatane. À d’autres, ça renforce le côté burlesque du film. Je pense tout particulièrement à l’extraterrestre ridicule qui se révèle aussi loufoque que dangereux, interprété par un gros ballon vaguement peint auquel on a rajouté des espèces de fausses serres. Mais bon, quand même, il est bizarrement fichu.

Dark Star est à son image : un drôle de truc terriblement seventies, presque un film à sketches, une sorte de Red Dwarf version cauchemar, qui parvient à aligner sur le même plan humour et angoisse sans que l’un ne pâtisse de l’autre. Un humour noir, cruel, mais aussi parfaitement cartoonesque, et c’est d’autant plus remarquable que ce n’est pas l’esprit qui se dégagera de la filmographie future du big John. Cela se déguste donc avec d’autant plus de plaisir.

Pour autant, des éléments clés du style et de la grammaire du réalisateur sont déjà présents. Oeuvre de jeunesse ou pas, Dark Star ne sonne pas comme une anomalie dans la filmographie de Carpenter, ou en tout cas beaucoup moins que Les Aventures d’un homme invisible

Bref, si vous aimez John Carpenter, la science-fiction décalée, ou si vous avez envie de voir un type parler phénoménologie avec une bombe programmée pour exploser dans vingt minutes, vous auriez plus que tort de passer à côté de Dark Star. Si vous êtes plus branché Star Wars en revanche, mieux vaut vous offrir la collection de Lego consacrée à la saga : elle rend nettement mieux que les effets spéciaux du film, qui n’en demeure pas moins audacieux, bien écrit et foutrement bon de sa première à sa dernière séquence.

Sur ce, je vous laisse.

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Contamination (1980) de Luigi Cozzi http://caligari.fr/2016/07/21/contamination-1980-de-luigi-cozzi/ http://caligari.fr/2016/07/21/contamination-1980-de-luigi-cozzi/#comments Thu, 21 Jul 2016 19:36:42 +0000 http://caligari.fr/?p=546   Un ancien astronaute, un lieutenant de police de Brooklyn et une Colonel des services secrets américains essayent de déjouer la terrible tentative d’invasion de la Terre par une espèce d’extraterrestre qui pond des oeufs faisant exploser les ventres des gens au moment de leur éclosion. Rappelez-vous : dans L’Enfer des zombies de Lucio Fulci, […]

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Contamination

 

Un ancien astronaute, un lieutenant de police de Brooklyn et une Colonel des services secrets américains essayent de déjouer la terrible tentative d’invasion de la Terre par une espèce d’extraterrestre qui pond des oeufs faisant exploser les ventres des gens au moment de leur éclosion.

Rappelez-vous : dans L’Enfer des zombies de Lucio Fulci, le film commençait avec un bateau abandonné flottant à proximité du port de New-York et contenant des zombies. Dans Contamination, le film commence avec un bateau abandonné flottant à proximité du port de New-York et contenant des oeufs d’alien. On en est à ce stade-là d’originalité.

Inutile d’ailleurs de préciser que le film pompe tout ce qu’il peut à Alien, sorti sur les écrans un an plus tôt. Et quand je dis tout ce qu’il peut, je veux dire pas grand chose. Les oeufs verts et les ventres qui explosent, en somme. Et là c’est problématique : dans Alien, les oeufs donnent naissance à une créature qui se jette sur sa victime pour y introduire l’alien, lequel naît en éventrant son hôte. Fonctionnement bizarre, mais logique. Dans Contamination, les oeufs crachent des espèces de glaires qui, automatiquement, font exploser les gens autour, mais c’est tout. Aucune forme de vie n’en découle. Il y a juste des gens qui explosent.

 

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Les oeufs dans Contamination. Idéal pour une omelette baveuse.

 

Le fonctionnement de l’extraterrestre dans Contamination est clairement un mystère : excepté une sorte de mère pondeuse (baptisée Cyclope), on ne voit jamais rien d’autre que ces oeufs ridicules, qui font penser à de grosses groseilles à maquereaux avec une ampoule dedans. Et l’on apprend même que le Cyclope a été ramené sur la Terre sous forme de graine. Donc, une graine donne naissance à un être qui pond des oeufs qui semblent ne servir à rien. Et moi qui pensais que l’ornithorynque était un animal singulier.

Bon, à part tout ça, Contamination est un régal. Un vrai bon gros rejeton du cinéma bis italien, avec ses stock shots, avec Ian McCullough au générique, avec la musique des Goblins, avec ses dialogues surréalistes, ses situations improbables, ses faux effets de suspens et tout le tralala. Le film pille tout ce qu’il peut autour de lui sans en avoir les moyens, et cela aboutit à une production démentielle tant elle se prend au sérieux malgré ses failles et ses absences.

 

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La tronche pas possible de la grotte martienne que les astronautes se sont empressés d’aller visiter…

 

Mention spéciale aux quelques minutes où nous est racontée l’expédition sur Mars à l’origine de l’invasion. C’est vrai que ça coûte vite cher, les effets spéciaux pour un film de science-fiction. Du coup, comment s’en sortir à moindre frais ? Prétendre que les astronautes ont atterri sur la calotte glaciaire de la planète, et proposer un décor intégralement blanc derrière eux. Et quand il est question de montrer l’entrée ou l’intérieur d’une grotte, un dessin fixe suffira. Ça s’appelle de l’ingéniosité, madame. Et même si ça se voit, ça se salue tout de même.

Franchement, ce serait dommage de ne pas voir Contamination. C’est un mauvais film, naturellement, mais il inspire tellement de tendresse qu’on lui pardonne tous ses défauts, d’autant qu’il a le mérite (et ce n’est pas si courant dans les nanars) de ne même pas abuser des temps morts et de maintenir un rythme soutenu. Sauf lorsqu’il s’essaye aux ralentis, mais cela compte parmi les moments les plus hilarants du film. Jetez-vous dessus, rapidamente !

 

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Le Cyclope. De toute évidence, il n’est pas le seul à trop fumer.

 

Sur ce, je vous laisse. Et sachez, sans déconner, que j’ai réussi à écrire ornithorynque du premier coup sans faire de fautes. On a le Shining ou on ne l’a pas.

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Collisions (2011) de Paul Ziller http://caligari.fr/2016/07/10/collisions-2011-de-paul-ziller/ http://caligari.fr/2016/07/10/collisions-2011-de-paul-ziller/#respond Sun, 10 Jul 2016 00:12:11 +0000 http://caligari.fr/?p=515 Suite à des phénomènes astronomiques d’une grande crédibilité scientifique, la planète Mercure part à la dérive et s’apprête à entrer en collision avec la Terre. Heureusement, des clampins paumés dans la banlieue de Seattle vont parvenir à sauver le monde pendant que Houston, visiblement, se tourne les pouces. Une nuit j’ai rêvé que je regardais […]

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Suite à des phénomènes astronomiques d’une grande crédibilité scientifique, la planète Mercure part à la dérive et s’apprête à entrer en collision avec la Terre. Heureusement, des clampins paumés dans la banlieue de Seattle vont parvenir à sauver le monde pendant que Houston, visiblement, se tourne les pouces.

Une nuit j’ai rêvé que je regardais un film – et parfois j’étais dans le film, vous savez comment sont les rêves – dans lequel un sous-marin devenait la proie d’une baleine bleue. Le film était génial, plein de tension et franchement impressionnant. Au réveil, il ne m’a pas fallu plus de cinq secondes pour admettre qu’en vrai, un film racontant une histoire pareille aurait quatre-vingt-dix-neuf chances sur cent d’être un navet ultime.

Étrangement, les types qui ont conçu le scénario de Collisions (ou un autre titre, le téléfilm en a visiblement quatorze) n’ont pas eu la même présence d’esprit. Ils ont vraiment pensé qu’imaginer Mercure se préparant à entrer en collision avec la Terre pouvait donner quelque chose de valable. Un producteur a validé le projet, des acteurs ont lu le script et n’ont pas tiqué, un réalisateur a été mandaté pour diriger tout ça et n’a pas signalé qu’on allait au devant d’une grande catastrophe.

Bon, je suis faussement naïf, évidemment. Avec ses effets spéciaux ridicules et ses stock-shots à l’ancienne, ce truc n’a pas dû coûter grand-chose et a forcément rapporté plus, entre les droits d’exploitation télé et la vente en vidéo. C’est du produit bâclé, vite fait mal fait, pour occuper des plages horaires creuses et des bacs à soldes de magasins vidéos. En l’occurrence, j’ai payé 3 euros le blu-ray. Qui ne propose même pas de sous-titres pour la piste audio originale… Ça ne les valait évidemment pas.

Sur ce, je vous laisse.

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Le Village des damnés (1960) de Wolf Rilla http://caligari.fr/2016/05/25/le-village-des-damnes-1960-de-wolf-rilla/ http://caligari.fr/2016/05/25/le-village-des-damnes-1960-de-wolf-rilla/#respond Wed, 25 May 2016 21:40:35 +0000 http://caligari.fr/?p=429 Après que la population de Midwich ait connu un étrange phénomène d’évanouissement collectif de plusieurs heures, toutes les femmes en âge de procréer se découvrent enceintes et donnent naissance à des enfants doués d’une croissance extraordinaire et d’une intelligence hors-du-commun. On s’étonnera juste qu’ils ne portent pas des t-shirts avec « Alien Invaders » marqué […]

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Village Of The Damned

Après que la population de Midwich ait connu un étrange phénomène d’évanouissement collectif de plusieurs heures, toutes les femmes en âge de procréer se découvrent enceintes et donnent naissance à des enfants doués d’une croissance extraordinaire et d’une intelligence hors-du-commun. On s’étonnera juste qu’ils ne portent pas des t-shirts avec « Alien Invaders » marqué dessus, tellement ils n’essayent même pas d’être discrets.

Alors, est-ce que je vous joue le vieux refrain du « c’était mieux avant ? » Après tout je vais avoir quarante ans dans quelques semaines, autant dire que j’ai un pied dans la tombe, il serait donc temps que je me mette à voter pour Juppé et à prêcher le bon vieux temps passé, celui qui est toujours joli. Mais là, en l’occurrence, même pas.

Alors que les choses soient claires, soyons justes, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mettons les choses au point et restons précis : Village Of The Damned est évidemment un classique. Il cultive le mystérieux avec science, qu’il s’agisse de toute la première partie du film tournant autour du phénomène « d’endormissement » dans le périmètre du village, ou encore de la personnalité des enfants, de leur froideur et de leur effrayante connexion psychique.

Village Of The Damned pose une putain d’ambiance et se distingue nettement de bien des productions de SF de son époque, en évitant totalement le grand-guignol pour se concentrer sur la menace sourde, sous-jacente, dans un climat urbain tout à fait banal au demeurant. On ne s’étonnera pas que Carpenter ait signé un remake du film trente ans plus tard tellement cela ressemble à l’univers du grand John.

Mais, il y a toujours un mais, on ne pourra pas nier non plus que le film a pris mille ans en termes de réalisation, d’environnement sonore (sauf si vous aimez la harpe et les ondes Martenot), de jeu des acteurs, de dialogues ou d’articulation scénaristique. J’admets quand même volontiers que certains films ont nettement plus vieilli que ça, il suffit de regarder La Guerre des Mondes de 1953 pour s’en convaincre – ou même celui de Spielberg. Sans déconner, qu’est-ce qui t’a pris, Steven ?

Je sais que c’est moche de reprocher son âge à un film, mais c’est aussi ce qui arrive quand une réalisation est trop convenue. Wolf Rilla ne sort pas des sentiers battus, il épouse totalement la forme conventionnelle du cinéma de son époque, et cela nuit grandement à son propos. Tout comme La Mauvaise Graine (1956) souffrait d’une réalisation par trop théâtralisée, malgré son caractère dérangeant et audacieux, Le Village des damnés fera sourire par le caractère affectée de sa réalisation.

Pour autant, est-ce qu’il faut voir ce film ? Bien sûr que oui. Tout comme il faut lire et relire Balzac malgré ses descriptions casse-couilles, il faut voir et revoir Village Of The Damned pour apprécier ses qualités et peut-être même ses défauts. Ce n’est pas du Hitchcock, mais c’est évidemment un bon film. Et une oeuvre fondatrice.

Sur ce, je vous laisse.

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