{"id":840,"date":"2018-03-05T00:23:45","date_gmt":"2018-03-04T23:23:45","guid":{"rendered":"http:\/\/caligari.fr\/?p=840"},"modified":"2018-03-05T00:23:45","modified_gmt":"2018-03-04T23:23:45","slug":"monstre-1955-de-val-guest","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/caligari.fr\/2018\/03\/05\/monstre-1955-de-val-guest\/","title":{"rendered":"Le Monstre (1955) de Val Guest"},"content":{"rendered":"

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Lorsque la fus\u00e9e qu’il a envoy\u00e9 dans l’espace avec trois astronautes \u00e0 bord retombe pile en Angleterre, le docteur Bernard Quatermass se dit que tout de m\u00eame, c’est du bol qu’elle ne soit pas all\u00e9e se carapater dans les Bahamas. Mais lorsqu’il comprend que le seul survivant de l’\u00e9quipage est habit\u00e9 par une forme de vie extraterrestre susceptible de d\u00e9truire l’humanit\u00e9 toute enti\u00e8re, il se dit probablement en son for int\u00e9rieur qu’il aurait mieux fait d’\u00e9tudier la g\u00e9ologie.<\/p>\n

Attention, moment d’histoire\u00a0: The Quatermass Xperiment<\/em>, sorti en France sous le titre paresseux du Monstre<\/em>, est tout simplement le premier film de ce qu’il convient d’appeler l’\u00e2ge d’or de la Hammer. \u00c0 noter que, taquins, les producteurs ont orthographi\u00e9 Xperiment le mot \u201cexperiment<\/em>\u201d pour mieux faire savoir que le film \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 des spectateurs avertis. Ce qui est bon pour les affaires, car un spectateur averti en vaut deux.<\/p>\n

Dans le ton, The Quatermass Xperiment<\/em> est un film de science-fiction de facture assez classique. Un bonhomme habit\u00e9 par une cr\u00e9ature de l’espace, on avait d\u00e9j\u00e0 vu \u00e7a dans La Chose<\/em> de Howard Hawks. Mais l\u00e0 o\u00f9 la Hammer montre les crocs en m\u00eame temps que sa diff\u00e9rence, c’est en s’autorisant des plans brefs mais rapproch\u00e9s sur les corps d\u00e9figur\u00e9s des victimes du monstre. Rien de choquant aujourd’hui, mais pour l’\u00e9poque cela faisait frissonner dans les cup of tea.<\/p>\n

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Shocking !<\/p><\/div>\n

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Mais l’on retrouve, du moins est-ce ma dilettante opinion, une autre caract\u00e9ristique de la Hammer dans ce film\u00a0: l’attention port\u00e9e aux personnages. \u00c0 commencer par la titre du film, qui porte le nom du savant plus ou moins fou, passionn\u00e9 de conqu\u00eate spatiale. Sa personnalit\u00e9 et sa psychologie p\u00e8sent sur l’ensemble du film sans n\u00e9cessiter de grande d\u00e9monstration d’autorit\u00e9 : il est une figure \u00e9trange, \u00e0 mi-chemin entre empathie et ambition, et les derni\u00e8res secondes du film sont en ce sens tr\u00e8s marquantes.<\/p>\n

Quant au personnage d’astronaute poss\u00e9d\u00e9 par une vilaine cr\u00e9ature qui l’oblige \u00e0 absorber l’\u00e9nergie vitale des gens, des lions et des cactus, toute sa phase de transformation et sa lutte int\u00e9rieure entre son humanit\u00e9 et l’h\u00f4te qui le d\u00e9vore est assez fascinante. Encore une fois, proche des profils psychologiques qu’aime \u00e0 exploiter la Hammer. Le film perd m\u00eame un peu de son int\u00e9r\u00eat dans sa derni\u00e8re partie, quand le monstre n’est plus qu’une sorte de sphincter rampant g\u00e9ant qu’on bousille au 220 volts.<\/p>\n

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I’ve just seen a face.<\/p><\/div>\n

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Petite anecdote amusante, que j’ai d\u00e9couvert apr\u00e8s avoir regard\u00e9 le film\u00a0: le film compte au g\u00e9n\u00e9rique une toute jeune Jane Asher, dans une sc\u00e8ne qui n’est pas sans rappeler l’un des moments cl\u00e9s du Frankenstein<\/em> de James Whale. Qui est Jane Asher, me demanderez-vous ? Une actrice britannique, que les amoureux des Beatles connaissent pour avoir \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re petite amie officielle de Paul McCartney jusqu’en 1968. Apr\u00e8s il y a eu Linda et une histoire d’amour de plusieurs d\u00e9cennies jusqu’\u00e0 ce que le cancer les s\u00e9pare, mais \u00e7a, \u00e7a n’a rien \u00e0 voir du tout avec la Hammer.<\/p>\n

Bref, The Quatermass Xperiment<\/em> vaut d\u00e9j\u00e0 pour le petit morceau d’Histoire qu’il repr\u00e9sente dans la grande \u00e9pop\u00e9e du cin\u00e9ma de genre, et du cin\u00e9ma tout court. Mais au-del\u00e0 de \u00e7a, on est en face d’un film de SF qui accuse certes son \u00e2ge, mais demeure \u00e0 bien des \u00e9gards tr\u00e8s int\u00e9ressant \u00e0 regarder. Ni un chef-d’oeuvre, ni un classique, mais une r\u00e9alisation que les amateurs du genre appr\u00e9cieront de visionner, au d\u00e9tour d’une fin de week-end.<\/p>\n

Sur ce, je vous laisse.<\/p>\n

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